le stress vu autrement

"Nous ne souffrons pas des faits mais des représentations que nous avons des faits...." 

Epictete
le stress vu autrement

Apprendre à connaitre le stress...

Le stress est connu pour être la mal du siècle.
Pourtant à la base il est un puissant allié.
Alors comment faire avec et qui est il vraiment?

Le stress est un mécanisme de défense hérité de nos lignées ancestrales avec comme fonction principale: la sauvegarde.
Il permet finalement notre survie et donc fondamentalement son rôle est bénéfique.
Aujourd'hui, pourtant, nous le voyons et le vivons comme quelque chose de négatif.

Le principe

Prenons 5 minutes ensemble pour décortiquer les grandes lignes du fonctionnement du stress.
Celui ci fonctionne en 6 grandes phases qui sont invariablement les mêmes et ce peu importe la sensation de stress vécue.

  • Perception d'un danger (réel ou imaginaire) par l'organisme.
  • Capitalisation de l'ensemble de l'énergie disponible dans notre organisme pour faire face au danger.
  • Décharge d'adrénaline et autres substances neurochimiques qui vont permettre une action en réponse.
  • Utilisation de ce capital énergétique.
  • Retour à un état considéré comme normal une fois le danger éloigné.
  • Reconstruction des ressources internes pour pouvoir faire face de nouveau si besoin.

Voilà, une phase de stress dite normale.
Jusque là tout va bien.
Maintenant, regardez bien ce qui va suivre car là réside une part méconnue du problème.

Pour mémo, notre cerveau ne fait pas de différence fondamentale entre la réalité et l'imaginaire du moment que l'émotion engendrée est assez intense.

Le mecanisme d'identification

Comme dit précédemment, le ceveau ne fait pas de différence entre réalité et imaginaire.
Tout est question d'intensité au niveau de l'émotion car oui, il s'agit bien d'une émotion et qui plus est : d'une émotion négative.

Hors, vous n'êtes pas votre cerveau.
Rappelez vous, vous êtes quelqu'un qui utilise son cerveau.
Je sais que cela peut vous déranger, pourtant c'est bel et bien le cas.
Le cerveau, vous devez le considérez de temps à autres comme n'importe quel organe du corps.
Vous devez vous dire que cela est bizarre mais finalement pas tant que ça.

Vous avez le choix de croire que vous êtes votre cerveau et de vivre pleinement l'émotion et tout ce qu'elle va entrainer.
Ou alors, vous pouvez choisir de devenir votre propre observateur et prendre un peu de hauteur pour analyser la situation.
En faisant ainsi ce dernier choix, vous allez alors pouvoir vous questionner sur la réalité du danger.

Votre vie est-elle réellement en jeu ou est-ce votre cerveau qui vous fait subir la situation de par un mécanisme?
Ce mécanisme ancestral est lié à notre survie et est géré par ce que certains appellent le cerveau reptilien.

Pourtant, aujourd'hui, il n'est que très rarement question de survie à proprement parlé.
Vrai ou faux?
Votre vie dépend t-elle réellement de vos amis, de votre travail?
Nous avons déplacé lentement mais sûrement les dangers réels vers des dangers non fondés.

Le mecanisme inconscient

Maintenant analysons le choix de croire à un danger soit disant réel.

Votre famille, vos ami(e)s, votre patron, vos collègues, bref tout ce qui vous tient à coeur ou qui prend une grande place dans votre vie.
Tous ceux ci peuvent faire parti, à un moment donné, de ce processus de stress lorsque quelque chose se passe mal.
Vous l'avez certainement vécu et le revivrez probablement.

Imaginons que cela se produit maintenant
Votre cerveau analyse la situation comme un stress de par l'émotion négative engendrée.
Vous allez donc puiser dans votre capital énergétique pour répondre à ce stress.

Vous allez le faire une fois, puis si la situation se reproduit, vous allez le refaire une seconde fois.
Et ainsi de suite autant de fois que votre cerveau analysera la situation de la même façon.
Souvent, il s'agit d'une situation vécue au quotidien.
Et donc par conséquent, vous n'allez pas penser à reconstruire votre capital de ressources.
Et même si l'on y pense parfois, le temps ne nous en laisse pas l'opportunité.

La première conséquence évidente est l'épuisement de vos ressources internes.
La seconde conséquence plus inattendue est que vous allez créer une dépendance.
Ces décharges d'adrénalines et autres substances qui se répétent quotidiennement viennent inonder vos cellules.
Celles ci vont faire en sorte de créer un espace dédié pour s'occuper de cela.

Petit à petit, vous allez créer une boucle de rétroaction néfaste où d'un côté vous allez épuiser votre organisme et où de l'autre côté vos cellules vont demander une nouvelle décharge.
Et là, vous voilà arrivé dans une sorte de spirale infernale telle que celle liée à n'importe quelle addiction.

Vous allez chercher inconsciemment la récurrence de ce phénomène car en fait cela viendra de vos cellules.
Et là, soyez en sûr(e), vous avez perdu le combat d'avance car ce phénomène vous est inconscient.

Ne cherchez pas à vous battre contre les dizaines de milliards de cellules que comporte votre corps, vous êtes seul(e).
Et ce n'est pas en combattant que vous gagnerez.

Le sauveur

Votre salut viendra de votre propre fait.
Non pas en combattant mais en prenant la place de l'observateur du combat.
Vous devez vous détacher de ce que vous croyez être vous.
Vous êtes une somme de différentes choses qui vous engagent sur certaines voies.
Mais rien n'est figé et gravé dans le marbre.

Tout d'abors analysez la situation et faites un point avec vous même la dessus.
Souvenz vous, vous ne pourrez pas aller à l'encontre de votre cerveau reptilien.
Sa rapidité d'action et d'assimilation est bien au dessus de vos capacités.
Il gère indirectement toutes vos émotions.
Comme nous l'avons vu au niveau du tempérament, vos émotions sont l'équation entre celui ci et les stimulis extérieurs

LA seule chose que vous ayez dans votre trousse à outils est votre capacité d'analyse à fortiori.
Une fois que vous n'êtes plus soumis à cette décharge neurochimique, vous pouvez couper le mécanisme inconscient afin qu'il ne perdure pas.

Vous devez composer avec cette partie du cerveau pour faire en sorte que les réactions qu'il vous pousse à avoir ne deviennent pas des boucles de rétroaction.
Vous devez couper le mécanisme en devenant votre propre observateur.
Vous le savez qu'il est facile d'observer le comportement des autres.
Alors, retournez cette facilité intérieurement afin de vous en servir pour le mieux.
Les émotions sont un catalyseur d'énergie.